Fertiliser la terre

Les bons gestes pour un potager vivant et productif

Quand on débute un potager, on pense souvent aux semis, aux tomates, aux récoltes… Mais le vrai secret d’un beau jardin, il est souvent sous nos pieds.

Une terre vivante, riche et bien nourrie, c’est la base de tout. Parce qu’au final, si le sol est pauvre, tassé ou épuisé, les légumes auront du mal à pousser correctement, même avec toute la bonne volonté du monde. Alors comment fertiliser la terre naturellement ? Que faut-il ajouter ? À quel moment ? Et surtout, comment éviter de faire n’importe quoi ?

Voyons cela, sans jargon compliqué …

Pincer une tomate, ça veut dire quoi exactement ?

Le pincement consiste à retirer certaines petites pousses qui apparaissent entre la tige principale et une branche.
On les appelle souvent les “gourmands”.

Ces petites tiges poussent très vite, surtout quand il fait chaud et humide. Si on les laisse faire, le plant devient énorme, très feuillu, et finit par partir dans tous les sens.

Le souci, c’est que la plante dépense alors beaucoup d’énergie dans les feuilles et les nouvelles tiges… au lieu de produire de belles tomates.

Est-ce qu’il faut toujours pincer les tomates ?

Non. Et c’est là qu’on lit parfois tout et son contraire.

Pour les tomates à croissance indéterminée : oui

Ce sont les variétés qui poussent sans arrêt pendant toute la saison.  Exemples : Cœur de Bœuf, Marmande, Noire de Crimée, Rose de Berne…

Là, le pincement est vraiment conseillé. Sinon, ton plant peut vite devenir une jungle impossible à attacher ou à aérer

Pour les tomates cerises : pas forcément

Les tomates cerises sont souvent très vigoureuses. Beaucoup de jardiniers les laissent pousser plus librement. Tu peux enlever quelques gourmands si ça devient trop dense, mais inutile de vouloir tout contrôler. Personnellement, je ne les pince jamais.

Pour les variétés buissonnantes : surtout pas

Certaines tomates restent compactes naturellement. Si tu pinces tout, tu risques surtout d’enlever de futurs bouquets de fleurs. Donc avant de sortir les doigts ou le sécateur, on regarde toujours quelle variété on cultive.

Donc avant de sortir les doigts ou le sécateur, on regarde toujours quelle variété on cultive.

Comment reconnaître un gourmand ?

C’est assez simple une fois qu’on l’a vu une fois.

Le gourmand pousse pile dans l’angle entre la tige principale et une branche latérale

Au début, c’est une petite pousse toute tendre. Puis en quelques jours, ça peut devenir une vraie branche. Quand ils sont encore jeunes, on peut tout à fait les casser avec les doigts.

Le bon moment pour pincer

Le mieux, c’est d’intervenir régulièrement, un peu chaque semaine.

Ne laisse pas les gourmands devenir énormes.
Plus ils grossissent, plus le plant perd d’énergie… et plus la blessure sera importante quand tu l’enlèveras.

L’idéal : le matin, par temps sec, et quand la plante est bien saine

On évite de les pincer juste après une pluie ou quand les feuilles sont mouillées. Ça limite les risques de maladies.

Comment faire concrètement ?

Rien de compliqué : on prend le petit gourmand entre le pouce et l’index… et on le casse doucement.S’il est déjà trop gros, on peut utiliser un petit sécateur propre

On coupe net, et on évite d’arracher.

Et surtout, on ne touche pas à la tête principale du plant tant qu’il continue à bien pousser.

Faut-il enlever les feuilles aussi ?

Quand les premières tomates commencent à grossir, on peut retirer quelques feuilles du bas : celles qui touchent le sol, celles qui jaunissent ou celles qui empêchent l’air de circuler.

Ça aide à éviter le mildiou et ça améliore l’aération. Mais il ne faut pas déplumer complètement le plant non plus !
N’oublions pas : les feuilles restent essentielles aussi  pour nourrir les tomates !

Et en fin de saison ?

Vers la fin de l’été, beaucoup de jardiniers coupent la tête du plant.

Pourquoi ? Parce qu’à ce moment-là, les nouvelles fleurs n’auront souvent plus le temps de produire des tomates mûres avant l’automne.

En coupant la tête, la plante arrête de grandir, et elle va concentrer son énergie sur les fruits déjà présents.

Résultat : les tomates mûrissent souvent plus vite.

Mon conseil de jardinier

Au début, on a toujours peur de mal faire.
Observe simplement tes plants :

  • s’ils deviennent trop denses → pince un peu
  • s’ils sont petits et fragiles → laisse-les tranquilles
  • s’ils attrapent facilement des maladies → aère davantage
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Le potager, ce n’est JAMAIS une science exacte. Chaque jardin est différent, chaque terre et chaque été aussi

Et honnêtement ? Même les jardiniers professionnels ne font pas tous pareil